Les chiffres le disent sans détour : chaque année, le bâtiment se réinvente, injectant dans ses veines des matériaux inédits, des règles environnementales plus serrées, des outils numériques qui redéfinissent les pratiques. Face à cette accélération, une évidence s’impose : les connaissances engrangées il y a dix ans ne suffisent plus pour sécuriser un chantier ni rivaliser avec les standards imposés par la concurrence mondiale.
Les parcours de formation suivent ce mouvement, multipliant les options, les formats, les spécialisations. Accéder à ces ressources devient un véritable levier stratégique pour prendre de l’avance sur les mutations du secteur et s’ancrer durablement dans une filière en pleine évolution.
Économiste de la construction : comprendre les enjeux et les évolutions du métier
Le métier d’économiste de la construction occupe une place charnière dans le secteur du bâtiment et des travaux publics. Présent dès l’analyse du patrimoine bâti et jusqu’à la remise des clés, il orchestre, chiffre, évalue. À chaque projet, il collabore avec le maître d’ouvrage, l’architecte, le cabinet d’économie de la construction ou l’entreprise de BTP. À Lyon, Saint-Étienne, Paris ou Marseille, cette profession exige de croiser plusieurs expertises : gestion financière, techniques du bâtiment, veille sur la réglementation.
La réglementation est en mouvement perpétuel, portée par la RE2020 et de nouvelles normes environnementales. Le périmètre d’action s’élargit : études de prix, métrés, élaboration des devis descriptifs, consultation d’entreprises, analyse des appels d’offres pour les marchés publics et privés. Anticiper, maîtriser la maquette numérique, intégrer le BIM, repenser la réhabilitation… L’économiste est en première ligne pour accompagner la transformation du secteur.
Dans le quotidien d’un bureau d’études techniques ou sur le terrain aux côtés du chef de chantier ou du conducteur de travaux, la polyvalence devient la règle. Les fonctions se diversifient : chargé d’études de prix, coordinateur de chantier, métreur, responsable d’études. Les perspectives évoluent pour celles et ceux qui savent gérer la négociation, piloter les consultations, prendre en charge la gestion de projets.
Les attentes montent d’un cran. Les rémunérations suivent la technicité et l’aisance avec les outils émergents. Les économistes de la construction restent les piliers de la fiabilité financière et technique des opérations, au service des maîtres d’ouvrage comme des entreprises privées.
Quels parcours de formation continue pour développer ses compétences ?
Pour maintenir son niveau et progresser, l’économiste de la construction doit sans cesse actualiser ses connaissances. La formation continue se décline sous plusieurs formats, pensés pour s’adapter à la diversité des parcours et des objectifs professionnels. Que l’on soit technicien, ingénieur, ou en pleine reconversion, chacun peut trouver une voie à la mesure de ses ambitions.
Voici un aperçu des principales options de formation qui permettent de renforcer ou d’élargir ses compétences :
- Titre professionnel : la formation « technicien supérieur du bâtiment option économie de la construction » (proposée par l’AFPA ou l’ESCT) prépare à prendre en charge des responsabilités accrues, du métré à la conduite de travaux.
- BTS études et économie de la construction : accessible après un bac technologique ou général, ce diplôme forme des profils opérationnels, capables d’intégrer rapidement une entreprise de BTP ou un cabinet d’économie de la construction.
- Licence professionnelle métiers du BTP spécialité économie de la construction : dispensée par l’Université de Lyon 1, l’Université Polytechnique des Hauts-de-France ou l’Université Gustave Eiffel, elle mêle enseignements théoriques et immersion sur le terrain.
- Diplôme d’ingénieur BTP ou master en génie civil : destiné à ceux qui visent des postes à responsabilité comme chef de projet ou directeur de cabinet.
Grâce au CPF, à Transitions Pro ou à l’appui d’un OPCO, les formations professionnelles deviennent plus accessibles. L’UNTEC et le CNAM mettent à disposition des modules spécialisés, de la réglementation RE2020 à la maquette numérique. À chaque étape, la formation continue offre l’opportunité de renouveler son expertise et de répondre aux enjeux concrets rencontrés sur le terrain.
Panorama des programmes et modalités d’apprentissage disponibles
Le champ de la formation continue pour les économistes de la construction se redessine au rythme des avancées technologiques et des attentes du BTP. Des organismes spécialisés comme le CNAM ou l’UNTEC conçoivent désormais des programmes sur mesure, alliant flexibilité et montée en compétences.
La formation à distance s’impose progressivement. Entre modules en e-learning, classes virtuelles et échanges interactifs avec les formateurs, la flexibilité offerte séduit les salariés en CDI ou CDD. D’autres font le choix du présentiel, privilégiant l’apprentissage en groupe, les cas réels et les ateliers pratiques sur la maquette numérique ou le BIM (building information modeling). Les formules hybrides, associant distanciel et présentiel, gagnent du terrain, épousant la réalité du télétravail partiel qui s’installe dans la profession.
Deux grandes catégories de formation se détachent :
- Formations courtes : en quelques jours, il est possible de se mettre à jour sur la réglementation RE2020 ou de prendre en main les outils de BIM.
- Parcours certifiants : conçus sur des cycles plus longs, souvent en alternance ou à temps partiel, ils s’adaptent aux contraintes des entreprises du bâtiment travaux publics.
Cette diversité de dispositifs permet d’approfondir une expertise sans devoir s’éloigner de son poste. L’offre accompagne la transformation des métiers, aussi bien dans les bureaux d’études que sur les chantiers, à Lyon, Saint-Étienne ou ailleurs. L’accent mis sur la formation professionnelle prépare concrètement la transition numérique du secteur.
Se former aujourd’hui : opportunités concrètes et défis à relever dans le secteur
La formation continue fait désormais partie intégrante des stratégies de transformation du BTP. Les solutions ne manquent pas : financement via le CPF, accompagnement de Transitions Pro, soutien des OPCO pour les entreprises. Ces dispositifs permettent de renforcer ses compétences tout en répondant à la demande croissante d’expertise sur la maquette numérique ou dans l’utilisation du BIM.
Les évolutions réglementaires, en particulier la RE2020, imposent une veille constante. Maîtriser les normes environnementales et les outils numériques devient incontournable pour répondre aux attentes des maîtres d’ouvrage et architectes. Les professionnels doivent élargir leur champ de compétences : gestion énergétique, analyse du cycle de vie, simulation thermique, mais aussi consultation d’entreprises et création de dossiers d’appel d’offres numériques s’invitent dans le quotidien.
Mais des défis persistent. L’offre de formation professionnelle peine parfois à suivre l’accélération des innovations. Les programmes doivent intégrer les dernières avancées en building information modeling et en pilotage de projets collaboratifs. Les entreprises du BTP à Lyon, Saint-Étienne ou Paris attendent des contenus ajustés à leurs réalités : taille de la structure, spécificités du marché public ou privé. Si le distanciel ouvre de nouvelles possibilités, l’acquisition de compétences solides passe aussi par des ateliers sur site et des échanges directs avec des experts chevronnés.
Le secteur réclame des réponses à la hauteur : parcours certifiants dédiés à la réglementation, ateliers immersifs sur la maquette numérique, modules pratiques sur la gestion des données et le suivi d’opérations complexes. La demande de profils techniques et transversaux monte en puissance, poussant chacun à affiner ses atouts et à repousser ses frontières.
Au cœur de cette dynamique, la formation continue n’est plus une option mais un passage obligé. Dans ce secteur où chaque projet repousse la ligne d’horizon, la capacité à apprendre, évoluer et anticiper trace la voie des bâtisseurs de demain.


